Art et environnement en Bretagne : Mes portraits hybrides en phase avec le réel

Lors d'une balade à Erquy, l'exposition « De la mer à l'assiette » confirme mes choix artistiques. Mes portraits hybrides sont ancrés dans le vrai.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

xirkys

5/18/20262 min temps de lecture

 Infographie de l'exposition à Erquy sur l'impact des déchets, photo du casier marin par D. Collet.
 Infographie de l'exposition à Erquy sur l'impact des déchets, photo du casier marin par D. Collet.

🌊 De la prise de conscience à la création : mon regard sur l'exposition d’Erquy

Le samedi matin, faire son marché à Erquy est un moment que j'apprécie. C'est à cette occasion que j'ai découvert, ruelle du Doué de la Cuve, l’exposition photographique collective en plein air intitulée « De la mer à l’assiette ».

Parmi les beaux clichés, se sont les sur les informations sur la durée de biodégradabilité des déchets marins et les et pictogrammes sur les bons gestes à adopter qui m'ont interpelés. Un sujet malheureusement toujours d'une brûlante actualité. J'ai été profondément heureuse de constater qu’on ne se contentait pas ici de montrer de "belles photos de la mer ou de jolis poissons. Cette exposition, programmée par Marie Le Brun et soutenue par la mairie, ose montrer la réalité : elle interroge, éduque et sensibilise.

Voir les passants s'arrêter longuement, échanger et commenter ces images prouve l'importance du sujet. Nous vivons sur une planète magnifique, mais nous devons en être les acteurs pour la préserver. Cette prise de conscience collective est précisément le moteur de ma démarche artistique.

📸L'impact visuel des déchets marins : le casier de Dominique Collet

Parmi les œuvres présentées, un cliché de Dominique Collet est entré en résonance immédiate avec mes propres collectes de matières et la préparation de mes portraits hybrides. L'image montre un vieux casier de pêche abandonné, étouffé par des entrelacs de cordages et de filets en nylon bleu électrique. Ce bleu, patiné par le sel et les algues, n'est pas un simple détritus pour moi. C'est une relique, chargée d'une histoire, plastiquement intéressante.

Les chiffres affichés sur les panneaux agissent comme un signal d'alarme : sur 100 kg de déchets, seuls 15 kg s'échouent sur nos plages tandis que le reste croupit invisible au fond de l’océan. Quant à la durée de vie d'un filet en nylon, elle est qualifiée d’indéterminée. Ce constat renforce ma volonté d'extraire ces textures de leur fin tragique pour les intégrer dans un dialogue créatif à travers le surcyclage.

🎨Des vestiges maritimes au portrait hybride : être dans le vrai

Cette rencontre avec l'exposition tombe à point nommé avec mon travail actuel. En observant les réactions du public face à ces images, une certitude s'est imposée : je suis dans le vrai. Ma démarche de cueillette éco-responsable sur le littoral breton prend ici tout son sens. Les morceaux de filets, les cordes de coton blanchies par les vagues et les fragments de plastique que je ramasse ne sont pas des objets inertes, mais des témoins de notre époque qui deviennent des pigments tridimensionnels sur mes toiles.

C’est là toute l’ambition de mes portraits hybrides. En intégrant ces matières texturées directement sur les silhouettes de mes œuvres, je propose un art qui interpelle, non pas pour culpabiliser, mais pour reconnecter l'Homme à son environnement. En détournant ces vestiges marins à la longévité dramatique, je souhaite leur offrir une seconde vie, poétique et porteuse de sens, en parfaite résonance avec les préoccupations de notre territoire.

💬Et vous, qu'est-ce qui vous donne envie de devenir acteur pour notre planète au quotidien ? Restez connectés pour découvrir les hybridations issues de mes glanages à l'atelier.