



XIRKYS : L'Art de la Symbiose
De l'enfant "remplie d'ailleurs" à la réparation du monde.
« Je crée pour réparer. »
L’Enfance : Un intérieur rempli d’ailleurs
Mon histoire commence dans un salon sans frontières. Enfant, mon quotidien était peuplé des récits d’un père qui ne voyageait pas par simple curiosité ; il travaillait à l’étranger, il ramenait de ses longues absences en Afrique et dans le Golfe Persique des trésors de contrées lointaines : masques rituels, bijoux d’ambre et de turquoise, étoffes de laine et parfums de cuir. De lui, j’ai hérité une curiosité positive : ce besoin instinctif d’aller vers l’autre, sans calcul, pour découvrir la richesse de ses traditions.
La Matière : Une passion innée devenue refuge
J’ai toujours été fascinée par le travail manuel. Bien avant que la vie ne bascule, je regardais déjà mes grands-mères tricoter et coudre avec un plaisir hypnotique. À 10 ans, la pyrogravure et le contact de la terre glaise me procuraient une satisfaction intense : je cherchais déjà la communion avec la matière.
Lorsque mon père a fini son voyage là-bas, sur cette terre d'Afrique qu'il parcourait tant, j'avais 12 ans. Ce qui était un plaisir d'enfant est alors devenu mon refuge. Face au vide et au silence, mes mains ont continué à créer pour transformer l'absence en une quête de sens qui ne m'a plus jamais quittée.
Les Retrouvailles : Un lien par-delà les frontières
Aujourd’hui, mon art est une renaissance. En peignant ces visages venus d'ailleurs, je ne vais pas vers l’inconnu. Que ce soit la fascination pour les parures végétales de la Vallée de l’Omo ou la noblesse des Touaregs, je retrouve des figures qui me sont familières. Elles étaient déjà là, sur les timbres de collection de mon père ou sur les photos de son quotidien de travail. Elles habitent mon imaginaire depuis toujours.
Je crée des Portraits Hybrides où l’humain et le vivant s’unissent. Chaque chevelure devient un jardin et chaque trésor marin, glané sur nos rivages, se métamorphose en parure sacrée. Transformer ce que nous avons souillé en un ornement radieux est ma façon de militer pour un monde où l’être humain vit enfin en symbiose avec la nature.
L'Idéal : Un souffle de liberté
Mon idéal est celui d'un monde où chaque tradition, chaque langue et chaque fragment de nature enrichit la Terre. Quand je descends au travail à vélo et que je sens le vent sur mes joues, je ressens cette même joie pure que je souhaite transmettre à travers mes œuvres : une invitation au lâcher-prise, une fenêtre ouverte sur une harmonie retrouvée.


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